Le prix repère du gaz naturel publié par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) augmente de 6,6 % TTC au 1er novembre 2026. Cette hausse suit celle de 6,3 % enregistrée en octobre. Elle porte le prix repère à 194,90 € TTC par mégawattheure (MWh), un niveau qui pèse directement sur la facture des ménages chauffés au gaz.
Décomposition du prix repère du gaz en novembre 2026
Le prix repère se compose de trois parts distinctes. Au 1er novembre, seule la part approvisionnement évolue. Les deux autres, acheminement et taxes, restent inchangées ce mois-ci.
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| Composante | Contenu | Évolution au 1er novembre 2026 |
|---|---|---|
| Approvisionnement | Frais d’achat du gaz sur les marchés et coûts de fourniture | En hausse |
| Acheminement | Tarifs de réseau (transport, distribution) et stockage | Stable |
| Taxes | TVA, accise sur le gaz naturel, contribution tarifaire d’acheminement (CTA) | Stable |
Cette distinction compte. Quand la CRE annonce une hausse de 6,6 %, elle reflète principalement la tension sur les marchés de gros du gaz naturel, pas une décision fiscale ni une revalorisation des coûts de réseau.

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Prix repère du gaz et facture réelle : ce que la hausse change
Le prix repère n’est pas un tarif auquel les ménages peuvent souscrire. Depuis la disparition des tarifs réglementés du gaz au 30 juin 2023, il sert uniquement de référence indicative pour comparer les offres des fournisseurs.
Pour un ménage ayant souscrit une offre indexée sur le prix repère, la hausse se répercute dès le mois suivant sur la facture. Le poste le plus affecté est la consommation en kWh, pas l’abonnement.
Offres à prix fixe : une protection temporaire
Environ 40 % des consommateurs résidentiels de gaz avaient souscrit une offre à prix fixe fin 2025, selon la CRE. Leur facture ne bouge pas du seul fait de l’évolution mensuelle du prix repère, sauf clause contractuelle particulière.
Cette proportion signifie que la majorité des ménages gaziers restent exposés aux variations mensuelles. Ceux qui n’ont pas verrouillé leur tarif subissent deux hausses consécutives en deux mois (octobre puis novembre).
- Les offres à prix fixe bloquent le prix du kWh pendant une durée définie (souvent un à trois ans), ce qui neutralise les hausses du prix repère pendant cette période.
- Les offres à prix variable ou indexées répercutent chaque mois l’évolution du prix repère, à la hausse comme à la baisse.
- Comparer les offres via le comparateur du Médiateur national de l’énergie (energie-info.fr) permet de vérifier si un contrat est au-dessus ou en dessous du prix repère.
Hausse du gaz en novembre 2026 : le rôle des marchés de gros
La composante approvisionnement suit les cours du gaz naturel sur les marchés européens. Deux mois de hausse successive indiquent une tension durable sur l’offre ou une demande saisonnière accrue à l’approche de l’hiver.
La CRE recalcule chaque mois cette composante en fonction des prix constatés sur les marchés. Le consommateur ne contrôle pas cette variable, contrairement aux gestes de réduction de consommation qui agissent sur le volume de kWh facturés.
Contribution tarifaire gaz : une évolution réglementaire parallèle
Un décret du 6 août 2026 a élargi l’assiette de la contribution tarifaire gaz pour y intégrer le terme de débit normalisé, une composante des tarifs de distribution. Cette mesure concerne surtout certains sites présentant des besoins élevés de capacité, plutôt que les ménages ordinaires.
Cette évolution réglementaire ne se confond pas avec la hausse du prix repère de novembre. Elle modifie la structure des coûts de réseau sur un périmètre limité, mais elle illustre que plusieurs mécanismes tarifaires évoluent simultanément sans toujours être visibles sur la facture standard.

Tarifs du gaz par zone de distribution : des écarts à surveiller
Le prix repère publié par la CRE distingue les zones desservies par GRDF (qui couvre la grande majorité du territoire) et celles desservies par des entreprises locales de distribution (ELD). Les tarifs d’acheminement varient selon le gestionnaire de réseau, ce qui crée des écarts géographiques sur la facture finale.
Un ménage situé en zone ELD peut payer un acheminement plus ou moins élevé qu’en zone GRDF, indépendamment de la hausse de la composante approvisionnement. La comparaison entre offres doit donc intégrer la zone de distribution, pas seulement le prix du kWh affiché par le fournisseur.
- GRDF dessert la majorité des communes françaises. Le prix repère standard de la CRE s’y applique directement comme référence.
- Les ELD (entreprises locales de distribution) couvrent des territoires plus restreints avec leurs propres tarifs d’acheminement.
- Le comparateur energie-info.fr permet de filtrer par code postal pour obtenir un résultat adapté à sa zone.
Deux hausses consécutives du prix repère du gaz, 6,3 % en octobre puis 6,6 % en novembre 2026, placent les ménages non couverts par une offre à prix fixe face à une augmentation cumulée notable avant l’hiver. La CRE continuera de publier chaque mois cette référence, seul outil de comparaison officiel depuis la fin des tarifs réglementés.

